Câbles audio, vidéo et informatique

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Câbles audio, vidéo et informatique

Ce guide va vous permettre de tout savoir sur les câbles ainsi que les connectiques audio, vidéo et informatique disponibles sur le marché. J’aborderais par exemple les points importants dans le choix d’un câble, les pièges commerciaux à éviter, les différents types de signaux, les compatibilités entre connectiques… .


Sommaire :

  1. Un câble c’est quoi ?
  2. Un connecteur c’est quoi ?
  3. Les facteurs de qualité et de performances
    1. Les câbles
      1. La résistance électrique
      2. Effet de peau, inductif et capacitif
      3. Le blindage
      4. Marketing et effets mirage
    2. Les connecteurs
  4. La nature du signal
    1. Numérique
    2. Analogique
  5. En conclusion
  6. Liste des différents types de câbles
    1. Généralités pour mieux comprendre
    2. Les câbles audio analogiques
      1. XLR
      2. Jack mono/Jack stéréo
      3. RCA/Cinch audio analogique
      4. Câble HP Speakon/banane
    3. Les câbles audio numériques
      1. TosLink ODT/mini jack 3.5mm
      2. RCA/Cinch audio numériques
      3. AES/EBU
    4. Les câbles vidéo analogiques
      1. S-Vidéo ou Y/C ou Ushiden
      2. RCA/Cinch vidéo analogiques
      3. Péritel ou SCART
      4. Coaxial UHF/VHF
    5. Les câbles vidéo numériques
      1. DVI
      2. HDMI
    6. Les câbles informatiques
      1. Display port
      2. USB
      3. Ethernet et RJ45
      4. VGA
      5. Thunderbolt

Un câble c’est quoi ?

Un câble électrique est constitué d’un nombre variable de conducteurs, c’est à dire des fils électriques isolés (un « aller » et un « retour » au minimum), avec ou sans blindage. Aux extrémités, les fils électriques sont soudés ou sertis aux broches d’un connecteur, appelé aussi fiche, mâle ou femelle. Ils font partie d’un standard ou d’une norme et prévus pour un certain usage.

Il y a deux catégories principales de câbles, ils servent soit au :

  1. transit d’information sous forme électrique, on parle de courant faible, comme un câble téléphonique. Il est caractérisé par un courant électrique de faible valeur.
  2. transport d’énergie sous forme électrique, on parle de courant fort, utilisé par exemple pour alimenter une chaudière électrique. Il est caractérisé par un courant électrique de forte valeur.

Il faut d’ailleurs toujours veiller à séparer les câbles de courant faible avec ceux des courants forts, pour éviter toutes perturbations. Par exemple un câble réseau de CAT 5e (non blindé) qui cohabite avec une rallonge électrique qui alimente un congélateur, surtout lors du déclenchement de celui-ci, l’appel de courant créé engendrera un parasitage sur le câble réseau induit par le rayonnement électromagnétique. Dans ce guide je ne vais parler que de câble audio, vidéo ou informatique, donc du courant faible.

Câble microphone avec un double blindage
Câble microphone avec un double blindage pour par exemple réaliser une liaison symétrique audio mono – Crédit Cordial

Un connecteur c’est quoi ?

Un connecteur permet de relier un système qui émet un courant fort ou faible, à un autre qui le reçoit. Il y a autant de systèmes, de normes que de connecteurs de disponible, soit un très grand nombre !. Ainsi comme nous le verrons plus bas, les connecteurs et sa mise en œuvre, participent à la qualité d’un câble.

Les facteurs de qualité et de performances

Les câbles

Il est important de rappeler qu’un câble peut dégrader le signal comme le préserver, en fonction de différents paramètres ainsi de sa qualité, mais en aucun cas l’améliorer !. Le marketing de certains fabricants de câbles audio, vidéo ou informatique laisse à penser clairement que leurs câbles, vendus à prix d’or au passage, améliore la qualité du signalEn termes de physiques électriques, c’est pourtant une hérésie totale !. Je vais lister ci-après les éléments, ainsi que leur niveau d’importance, qui peuvent dégrader un signal vidéo, audio ou informatique.

La résistance électrique

En courant continu, le terme correct c’est la résistance électrique, l’impédance c’est pour le courant alternatif (en alternatif la résistance dépend aussi de la fréquence, je ne parlerai ici que de résistance dans un but de simplification). En résumé elle dépend principalement de la nature du conducteur, de sa section, de la fréquence (alternatif) et de sa longueur. La résistance se mesure avec un ohmmètre en continu.

Secondairement et de façon anecdotique pour des câbles vidéo, audio ou informatique, la résistance fluctue également avec la température, de manière inégale en fonction des matériaux.

Plus la résistance augmente, plus la qualité du signal se dégrade. Alors on parle de chute de tension ou plus particulièrement pour des câbles audio, vidéo et informatique de baisse de la bande passante utile.

La résistance s’élève quand :

  • la longueur augmente
  • la section diminue
  • la conductivité du conducteur baisse
  • la fréquence augmente (pour l’alternatif seulement)

Et inversement pour la diminution de la résistance.

Effet de peau, inductif et capacitif

De façon plus ou moins négligeable pour les câbles vidéo, audio ou informatique, la résistance électrique dépend aussi de la conception.

L’effet de peau ?

L’effet de peau est une augmentation de la résistance sous l’effet de la montée en fréquence. Dans ces conditions le déplacement des électrons libres ce dirige de plus en plus en périphérie du conducteur. En conséquence la section du conducteur diminuant, la résistance augmente. Négligeable en Hi-Fi elle l’est moins avec les câbles vidéo ou la fréquence est plus élevée (gênant au-dessus de 100 khz).

Un condensateur ?

Deux conducteur l’un en face de l’autre, séparé par un isolant se comporte comme un condensateur, une charge électrostatique ce crée, c’est l’effet capacitif. Également, plus la fréquence est élevée plus le courant arrive à passer entre les deux conducteurs (la résistance baisse). La solution est d’éloigner les conducteurs. C’est plutôt un problème dans le cas d’un câble branché à un récepteur à haute impédance. Par exemple un câble coaxial a un ampli de guitare, la longueur n’arrange rien bien évidemment. Sinon dans la plupart des cas ce n’est pas un souci, un câble reste un piètre condensateur !.

Une bobine ?

L’effet inductif c’est la création d’un courant dans un conducteur, a partir d’un champ magnétique variable, d’un sens opposé a celui qui lui a donné naissance, appelé induction électromagnétique (loi de Lenz). Du reste il faut que le conducteur soit suffisamment proche. Par conséquent la résistance augmente, la solution reste encore d’éloigner les conducteurs. En réalité ce n’est pas un souci dans les basses et moyennes fréquences, un câble vidéo, audio ou informatique n’est pas optimisé pour cet effet (surtout en cas de faible longueur), comme l’est une bobine. Par contre cela commence à être problématique dans les hautes fréquences.

Le blindage

Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas conçu pour arrêter les balles d’armes à feu 😉 . En fait c’est pour contrer, avec plus ou moins d’efficacité, les rayonnements électromagnétiques interne et externe. Cela peut être un feuillard d’alu, une tresse de cuivre nu ou étamé.

L’efficacité de celui-ci dépend :

  • du recouvrement optique, c’est le taux de recouvrement (ou couverture) des conducteurs internes. Par exemple 80% de recouvrement signifie  qu’il reste 20% d’espace « non couvert »
  • de la conductivité du blindage, une tresse en cuivre épaisse, dense, possédera une meilleure conductivité qu’une tresse en cuivre étamé légère. également deux « couches » de blindage auront une meilleure conductivité qu’une seule.
  • de l’environnement électromagnétique, certaines fréquences sont plus atténuées que d’autres

Comme souvent plus la longueur du câble est grande, plus le signal va être « pollué ».

Marketing et effets mirage

La plupart des conducteurs électriques sont en cuivre, du fait du meilleur rapport coût-qualité de tous les métaux existants. En bref beaucoup de fabricants annoncent que le cuivre est OFC (oxygen free copper), ils indiquent que le cuivre est pur à environ 99%. Pourtant le cuivre « électrique » est en fait systématiquement OFC, il est déjà très pur. Il y a aussi la version encore plus pure (à 100%), le cuivre OCC. Effectivement cela permet de baisser la résistivité du cuivre, mais de manière trop faible pour que cela soit audible !. Par contre le prix est inversement proportionnel au gain !.

Même chose pour les conducteurs plaqués argent ou encore cryogénisésle gain en résistivité est trop faible, surtout pour des longueurs modestes, de ce fait, ce ne peut pas être audible. il suffit d’ailleurs d’augmenter la section du conducteur de cuivre pour avoir une équivalence mais en moins cher. Gagner ou perdre 0.50 Ohm ne change rien sur le rendu visuel ou auditif d’un câble, par contre si on ce persuade du contraire il y aura un effet placebo.

L’histoire des versions de câbles (HDMI, Display port…) sont aussi trompeurs, il est vrai que plus bande passante utile augmente plus il faut ajuster la section des conducteurs et améliorer le blindage. Mais par exemple, un câble HDMI “certifié” 1.4 (10.2 Gbps) de qualité, de longueur modeste, pourra servir sans problème pour un appareil avec l’HDMI 2.0 (18 Gbps).

La fiche mâle d’un câble Sata avec son clip de maintien
La fiche mâle d’un câble Sata avec son clip de maintien – Crédit Pixabay

Les connecteurs

Un connecteur peut rajouter aux câbles vidéo, audio ou informatique de la résistance électrique, a cause d’une pression ou d’une surface de contact trop faible, appelé la résistance de contact. C’est aussi possible par l’oxydation de la surface de contact. Pour éviter l’oxydation et diminuer la résistance de contact, il faut avant tout opter pour des connecteurs de qualité, plaqué or. D’autre part le raccordement des câbles au connecteur par soudure ou sertissage est équivalent, si la mise en œuvre est faite dans les règles de l’art.

Il y a sur le marché des connecteurs plaqué rhodium, c’est bien plus cher que le plaqué or et moins bon au niveau électrique et pourtant cela se vend !. Comme pour le cuivre OCC, je vous conseille de garder votre argent !.

La nature du signal

Numérique

Représenter un signal avec deux états possibles, deux valeurs de tensions, c’est un système binaire (représenté par des 1 et 0). À vrai dire le signal numérique est très peu sensible aux parasites et ne dégrade pas avec les copies. Par exemple un 1 représenté par 10 volts, restera un 1 même si, du fait d’un parasite, la tension atteint 11 volts, CQFD !.

Analogique

C’est un signal avec une tension variable et progressive, dans un sens puis dans l’autre. En d’autres termes c’est un type de signal qui calque l’élément qui à été enregistrer. Par exemple lors de l’enregistrement d’une voix, le signal sonore analogique, reproduira les même variation vibratoire que la voix. Enfin c’est un signal plutôt « fragile »

En conclusion

Conseil

Je conseille tout simplement de choisir des câbles vidéo, audio ou informatique d’une part, les plus courts possible, avec un conducteur d’une section généreuse (par rapport aux standard utilisé pour le type de câble souhaité). D’autre part avec un blindage qui possède un recouvrement optique de 100% quand le câble (le signal) le nécessite. En somme un câble correctement dimensionné. De plus le connecteur doit posséder un contact ferme, sans jeu, plaqué or, avec des soudures ou sertissage de qualité. Avec un câble de qualité (sur ces critères réels) vous aurez un signal respecté et une durabilité excellente. Toutes les autres améliorations, farfelues, ne serviront à rien pour le rendu final que vous percevrez, par contre cela allégera votre bourse, de manière conséquente parfois !.

Par exemple la norme HDMI 2.0 indique une longueur maximale de 10 m pour conserver la bande passante maximale (18 Gb/s 4k en 60 hz). Néanmoins dans le cas d’utilisation de cette longueur maximum théorique, voir plus, il faut privilégier des conducteurs de section importante et un blindage à 100%. De cette façon vous profiterez sans problème de la pleine bande passante avec une grande variété d’appareils, en effet la sensibilité des appareils varie.

Situation limite et piste d’amélioration

Un câble HDMI transite un signal numérique, par conséquent même avec un signal limite en terme de niveau et de parasitage, il produira une image et un son aussi bon qu’avec un signal propre et d’un niveau maximal. Par contre si le niveau du signal passe en dessous de la limite, ça sera inexploitable, c’est binaire, exactement comme sur la TNT… .

Ne tombez pas dans l’ésotérisme audiophile ou vidéophile…même si ça n’en valait pas la peine, des nombreux tests en aveugle (sérieux) ont prouvé que les câbles ultra haut de gamme vidéo et audio ne changeaient rien au niveau de l’audition ou de la vision par rapport à des câbles de qualité correctement dimensionnés et assemblés, sans « poudre magique ».

Si vous souhaitez par exemple une amélioration conséquente de votre système audio, au lieu de changer les câbles, travaillez l’acoustique de votre pièce et les fréquences de rendu de votre système (micro + algorithmes), vous verrez, le résultat sera vraiment bluffant !.

Liste des différents types de câbles

Généralités pour mieux comprendre

On appelle également le signal +, le point chaud et le signal -, le point froid.

Le signal stéréo est composé de deux voies, gauche et droite. En revanche le signal mono est constitué d’une seule voie.

Un câble ou une fiche symétrique est composé d’un pôle +, d’un pôle – ainsi que d’une masse. Un câble ou une fiche asymétrique est composé d’un pôle + et d’une masse, qui est par nature non symétrique (absence d’un pôle -) d’où le nom… .

Une fiche symétrique peut transporter un signal stéréo asymétrique ou mono symétrique. Tout d’abord un signal stéréo asymétrique véhicule une voie gauche et droite (les deux pôles +), et la masse, le retour. Ensuite le mono symétrique véhicule une voie via un pôle +, un pôle – et aussi une masse.

Il y a deux catégories principales de connecteurs, les mâles et les femelles. Les mâles ont des contacts extérieurs au connecteur, avec de l’espace autour, d’ailleurs c’est bien souvent une entrée et il n’y a pas de tension (potentiel). Tandis que les femelles ont des contacts intérieurs, encastrés, au connecteur, c’est bien souvent une sortie et il y a du potentiel. En définitive l’analogie à la sexualité des mammifères, en outre, est évidente pas besoin de faire un dessin !. En revanche c’est différent pour les connecteurs à polarité inversée, où comme leurs noms l’indiquent, tout est mélangé, le mâle a un orifice (une prise) et la femelle une broche… .

Les câbles audio analogiques

XLR

Fiche XLR mâle Neutrik NC3MXX
Fiche XLR mâle Neutrik NC3MXX – Crédit Neutrik

Utilisé principalement par les professionnels de l’audio comme câble de modulation pour relier des micros, des haut-parleurs actifs, table de mixage…etc . C’est un câble qui transporte en général un signal mono symétrique. Il est très bien protégé des interférences électromagnétiques grâce à une cage de Faraday ou par déphasage. Il possède 3 pins, premièrement le pin 1 c’est la masse (le blindage autour des fils), deuxièmement le pin 2 c’est le signal + et enfin le pin 3 le signal –. La distance maximum utilisable, très grande, est de 100 m (tout compris).

Les différent(e)s compatibilités/adaptateurs :

  • RCA vers XLR pour « convertir » un signal symétrique en signal asymétrique, ou inversement (le point froid est accouplé avec la masse sur l’adaptateur).
  • Jack stéréo vers XLR pour réaliser un changement de fiche tout en restant encore sur du symétrique.
  • Jack mono vers XLR pour désymétriser le signal, le « convertir » en asymétrique ou inversement (le point froid est accouplé avec la masse).

Câble jack mono/jack stéréo

Fiche Jack mono mâle NP2X Neutrik
Fiche Jack mono mâle NP2X Neutrik – Crédit Neutrik

Le câble jack est utilisé pour transporter un signal de modulation, par exemple pour les casques, amplificateurs et enceintes actives…etc . Ils existent en plusieurs tailles, le 2.5 mm pour un signal mono seulement, le 3.5 mm est le 6.5 mm pour un signal mono ainsi que stéréo, asymétrique et symétrique.

Le jack mono ou TR, transporte un signal mono ou asymétrique. En fait il y a deux contacts, un pour le signal +, un pour la masse, comme pour le RCA/cinch.

Le jack stéréo ou TRS, version jack du XLR (signal symétrique) sont également parfaitement identiques.

Les câbles jack stéréo/TRS sont munis de 3 contacts :

  1. la masse au plus près de la fiche
  2. le deuxième contact en partant de la fiche, le signal – (TRS) ou le signal droit (stéréo)
  3. sur la pointe du jack, le signal + (TRS) ou le signal gauche (stéréo)

Les différent(e)s compatibilités/adaptateurs :

  • RCA vers Jack mono pour réaliser un changement de fiche tout en restant sur de l’asymétrique.
  • XLR vers Jack stéréo pour réaliser un changement de fiche tout en restant sur du symétrique.
  • XLR vers Jack mono pour désymétriser le signal, la sortie asymétrique est adaptée à l’entrée symétrique.
  • Jack 6.5 mm <-> Jack 3.5 mm pour changer de taille
  • Jack 3.5 mm <-> Jack 2.5 mm pour changer de taille

RCA/Cinch audio analogique

X2 RCA mâle NF2C-B Neutrik
X2 RCA mâle NF2C-B Neutrik – Crédit Neutrik

Ce câble muni de fiches RCA ou cinch véhicule un signal stéréo. En bref la voie droite est de couleur rouge et la voie gauche de couleur noire. De fait de la sensibilité aux interférences pour ce type de câble, il faut limiter les longueurs au maximum. A noter que les câbles avec par exemple un triple blindage ne servent à rien en asymétrique, le point froid étant connecté à la masse, les parasites s’invitent dans le signal quand même !.

Les différent(e)s compatibilités/adaptateurs :

  • RCA vers Jack mono
  • RCA vers Jack stéréo
  • 2 RCA vers Jack stéréo

Câble HP speakon/banane

Speakon mâle NL4FC Neutrik
Speakon mâle NL4FC Neutrik – Crédit Neutrik

Transporte le signal amplifié par l’amplificateur vers les enceintes. Par ailleurs pour les faibles puissances la connexion à l’amplificateur est réalisée par des borniers à pince. Pour les puissances modérées ce sont plutôt des borniers à vis ou l’on peu connecter des fiches banane. Les amplis les plus puissants, plutôt professionnels ont adopté la prise speakon. Le câble doit avoir une résistance la plus faible possible, sans tomber dans les excès que j’ai soulevés plus haut. Par exemple un câble en cuivre de 2.5 mm2 pour les petites longueurs et les puissances modérées et du 4 mm2 autrement, c’est parfait.

Les câbles audio numériques

Toslink ODT Ugreen
Toslink ODT Ugreen – Crédit Ugreen

Ici ce n’est plus un signal électrique qui est transporté, mais lumineux, par de la fibre optique. C’est un signal SPDIF (Sony Philips Digital Interface) utilisé en général dans le domaine grand public. On peut le trouver sur les lecteurs blu-ray, DVD, ampli home cinéma…etc . La fiche mini jack 3.5 mm ou mini-Toslink, moins encombrante que la toslink, est très ressemblante à la version audio sauf qu’elle est bien entendu optique.

RCA/Cinch audio numériques

Câble SPDIF
Câble SPDIF Cordial – Crédit Cordial

Ce câble avec fiche RCA de couleur orange, à une impédance de 75 ohms, véhicule un signal SPDIF. Utilisé surtout sur les appareils grand public notamment sur les cartes son ou amplis home cinéma. 

AES/EBU

Câble AES/EBU
Câble AES/EBU Cordial – Crédit Cordial

C’est la version professionnelle du câble RCA SPDIF mais en symétrique, l’impédance est de 110 ohms. On peut le trouver en particulier sur des DAC et les interfaces audionumériques. On a les mêmes avantages que pour l’audio symétrique, distance maximum du câble 100 m et quasi-insensibilité aux parasites.



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Les câbles vidéo analogiques

S-Vidéo ou Y/C ou Ushiden

Fiche d’un câble S-video avec contact plaqué or
Fiche d’un câble S-video avec contact plaqué or – Crédit Pixabay

Ce câble muni d’une fiche de la famille DIN, transporte un signal vidéo de meilleure qualité que le câble cinch composite. En effet au lieu du signal vidéo composite (mélangé) que véhicule le câble cinch, le S-vidéo transporte la luminance, lettre Y pour les nuances de gris et la chrominance, lettre C pour la couleur de manière séparée, ce qui évite toute perturbation mutuelle. 

RCA/Cinch vidéo analogiques

Câble RCA YUV ou composantes
Câble RCA YUV ou composantes – Crédit Pixabay

En résumé le RCA peut transporter un signal vidéo d’une qualité vraiment opposée.

Composantes ou YUV

Ce câble est composé de trois fiches, à la couleur rouge, bleu et vert. Tout d’abord la luminance, lettre Y sont pour la luminosité, ensuite la chrominance, lettre U et V sont pour les deux composantes de couleur séparées. Par conséquent aucune interférence mutuelle entre toutes ces composantes qui constitue un signal vidéo peu existé, donc la qualité est excellente. Il était autrefois appelé YCrCb.

Composite

Toutes les composantes de l’image sont mélangées, donc la qualité est minimale. La fiche RCA est de couleur jaune.

Péritel ou SCART

Les deux cotés d'un câble péritel
Les 21 broches d’un connecteur péritel – Crédit Pixabay

Ancêtre analogique de l’HDMI, la prise péritélévision (appellation complète) est encore très répendue sur les appareils vidéo plutôt grand public. Ce câble véhicule aussi bien le son en stéréo, que l’image en RVB (composantes), en S-vidéo ou encore en composite en basse résolution. Même s’il y a un blindage, c’est de l’analogique, c’est pourquoi mieux vaut choisir la longueur la plus courte possible.

Coaxial UHF/VHF

Nécessaire pour relier une antenne hertzienne UHF/VHF (Ultra Haute Fréquence/Very Hight Frequency) à un tuner, présent sur une télévision par exemple. Ce câble coaxial de 50 ohms, possède deux tailles de fiches, 9 mm avec une bague de couleur verte et 9,53 mm avec une bague de couleur bleue. Grâce à des adaptateurs on peut passer d’une taille à l’autre.

Les câbles vidéo numériques

DVI

Fiche dvi-d dual link
Fiche dvi-d dual link – Crédit Pixabay

La connexion DVI (Digital Visual Interface) permet de relier un diffuseur vidéo (par exemple vidéoprojecteur, écran PC) à une source vidéo (par exemple lecteur DVD, PC…). Ce câble transite un signal vidéo numérique jusqu’au WQUXGA, soit 3 840 × 2 400 pixels, aussi la bande passante maximale est de l’ordre 3,7 Gbit/s. Par contre il ne transporte pas de son et la qualité est bien meilleure par rapport à la connexion Vga. Cette norme est capable de transporter un signal analogique pour une question de praticité et rétro compatibilité grâce aux connecteurs DVI-I et DVI-A.

Les différent(e)s compatibilités/adaptateurs :

  • HDMI vers DVI-I/DVI-D
  • Display port vers DVI-I/DVI-D
  • VGA vers DVI-I/DVI-A, à moins d’utiliser un adaptateur avec convertisseur A/N, il faut utiliser le DVI analogique pour se connecter à une entrée VGA (analogique)

HDMI

Câble HDMI UGREEN type a compatible HDMI 2.0
Câble HDMI UGREEN type a compatible HDMI 2.0 – Crédit UGREEN

Cette norme dédiée au secteur grand public transporte de la vidéo haute résolution, 4K a 60 Hz ainsi que de l’audio multicanal, 8 canaux à 192 Khz en version 2.0. Elle dispose de la protection anticopie HDCP, qui limite la résolution entre autres dans le cas ou un appareil ne bénéficie pas de cette protection. La norme évolue de façon régulière avec une augmentation progressive de la bande passante maximum, donc également des performances vidéo et audio.

La norme HDMI indique une longueur maximale de 10 m, pour les longueurs supérieures il faudrait utiliser un répéteur ou amplificateur, mais attention à chaque répéteur utilisé, le signal se sera dégradé entre-temps, ce n’est pas une méthode miracle.  Il y a aussi la possibilité d’opter pour des câbles de plus fortes sections, dans le but de baisser la résistance ou l’atténuation du signal.

Les autres types de fiches en plus du type standard :

  1. Dual-Link (obsolète et quasi non utilisé)
  2. Mini HDMI
  3. Micro HDMI

Les différent(e)s compatibilités/adaptateurs :

  • Display port vers HDMI
  • DVI vers HDMI
  • HDMI Mini/Micro vers HDMI



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Les câbles informatiques

Display Port

Les deux extrémités d'un câble DisplayPort UGREEN, version 1.2, en gros plan
Câble DisplayPort UGREEN version 1.2 – Crédit UGREEN

Le display port tout comme l’HDMI est une norme de transmission numérique audio vidéo. Les différences ? brièvement, plus avancé en terme de performance, est dédié au monde de l’informatique. Créé par différentes grandes marques de matériel électronique audio/vidéo/informatique comme Sony, Hitachi, Philips… également géré par le consortium VESA, il remplace le DVI et le VGA.

Cette norme prend aussi en charge l’HDCP. Il existe une version compacte du display port, nommé le mini display port, on ne peut pas faire plus clair, non ?.

Les différent(e)s compatibilités/adaptateurs :

  • HDMI vers Display port
  • DVI vers Display port
  • Display port Mini vers Display port

USB

Câble de rallonge USB
Câble de rallonge USB – Crédit Pixabay

Très répandu, principalement utilisé en informatique, l’USB (Universal Serial Bus) est aussi présent en audio, vidéo et téléphonie. Ce câble permet de faire transiter des données, par exemple d’un ordinateur vers un smartphone, et supporte le branchement à chaud (Plug and Play). Il est possible également de recharger des petites batteries ou d’alimenter des appareils basse consommation (1 A maximum). Le débit maximum évolue régulièrement au fil des nouvelles versions, ainsi de la première version avec un débit de 1.5 Mbit/s on est passé pour la version 3.1 à 10 Gbit/s, c’est le jour et la nuit !.

Comme cette norme a beaucoup évolué, est utilisée sur beaucoup d’appareils parfois très différents en termes de taille, forme et utilisation. C’est pourquoi la famille des connecteurs USB est importante.

Les différents connecteurs :

  • standard
    • Type A et B pour l’USB de 1.0 à 2.0 (couleur noire)
    • Type A et B Super Speed pour l’USB de 3.0 à 3.1 (couleur bleue)
  • Mini
    • Mini-A/B/AB pour l’USB 2.0 seulement (couleur noir)
  • Micro
    • Micro-A/B/AB pour l’USB 2.0 seulement (couleur noire)
    • Micro-A/B Super Speed pour l’USB de 3.0 à 3.1 (couleur noire)
  • Full Duplex
    • Type C pour l’USB de 2.0 à 3.1 (couleur noire). C’est le seul type de connecteur USB qui n’a pas de sens de branchement

Ethernet et RJ45

Fiche RJ45 d'un câble Ethernet en gros plan
Fiche RJ45 d’un câble Ethernet – Crédit Pixabay

C’est une norme de transmission de données en paquets sur un réseau local ou LAN. Utilisée depuis les années 1980, elle est extrêmement utilisée de nos jours avec le nombre croissant d’appareils mis en réseaux. Différentes évolutions ont vu le jour depuis les années 1980 (heureusement ! 😉 ). C’est une transmission filaire à la base, néanmoins le Wi-Fi et le CPL (Courant Porteur en Ligne) offre la possibilité d’exploiter l’Ethernet sans un fil.

En ce qui concerne le CPL et le Wi-Fi, l’avantage esthétique et pratique est mis en balance avec des rayonnements électromagnétiques nocifs (c’est mon avis et il est sans appel).De surcroît ce rajoute une instabilité du signal possible dû à un parasitage, un débit inférieur et un piratage des données beaucoup plus simple et facile. Donc pour moi le choix est vite fait, il y a toujours des contreparties pour toutes choses, c’est un fait. Le sujet de ce guide parle un peu du filaire… donc je vais balayer d’un revers de main le sans fil (le filaire est mort, vive le filaire !).

Le RJ45 est un connecteur utilisé dans les câbles Ethernet, il fait partie de la famille des RJ (RJ11, RJ12, RJ50…), souvent utilisé abusivement pour désigner un câble Ethernet. En filaire on peut créer des liaisons de 100m maximum.

Les différents types de câbles

Il y a deux types de câbles :

  1. le monobrin est rigide, constitué de fil avec un seul brin de cuivre, utilisé pour l’installation fixe. Par exemple créer une ligne dans une goulotte ou encastrer dans un mur avec des prises RJ45 réparties.
  2. le multibrin est souple, constitué de fil avec plusieurs brins de cuivre torsadé, utilisé pour les câbles patch (ou de raccordement). Par exemple pour connecter un switch à une carte réseau d’un PC ou à une prise murale RJ45.
Normes de câblage

Les conducteurs des câbles Ethernet ont un code couleur spécifique, le câblage du connecteur suit une norme stricte, soit la norme domestique, la T568 A, soit la norme professionnelle, la T568 B. Il y a quatre paires de fils, donc 8 fils, chaque paire est torsadée pour limiter les interférences (diaphonie ou effet inductif), cela rend en plus la paire plus compacte et résistante à la traction.

 Il existe aussi deux dispositions des fils :

  1. Le droit est conçu pour relier des périphériques réseaux différents, par exemple un PC à une imprimante. Les conducteurs sont reliés à la même broche des deux côtés d’où le terme droit.
  2. Le croisé permet de relier des périphériques réseaux identiques, par exemple deux PC ou switch. Les conducteurs ne sont pas reliés à la même broche des deux côtés d’où le terme croisé.

Cela fait donc quatre types de câblage différents possibles. A noter que de nos jours les switchs et autres cartes réseaux possèdent une détection automatique des câbles droit ou croisés, qui permet une adaptation du routage pour permettent d’avoir le bon câblage systématiquement. Il y a pas à dire de nos jours le travail est bien « mâché » d’avance ! 😉 .

Les catégories de câbles

Pour finir il y a plusieurs catégories de câble Ethernet, la section ainsi que le type de blindage changent en fonction de la catégorie. Par conséquent la bande passante maximum et le niveau d’innocuité aux perturbations électromagnétiques s’en trouvent également modifiés.

Les différentes catégories de câbles CAT :

  • 5, débit 100 Mbit/s 100 Mhz (Fast Ethernet)
  • 5e, débit 2500 Mbit/s 100 Mhz (Gigabit, 2.5G)
  • 6, débit 5000 Mbit/s 250 Mhz (Gigabit, 2.5G et 5G)
  • 6a, débit 10 Gbit/s 500 Mhz (10 Gigabits)
  • 7, débit 40 Gbit/s 600 Mhz (40 Gigabits)
  • 7a, débit 100 Gbit/s 1000 Mhz (100 Gigabits)

Les débits du réseau pour les différentes catégories, sont indiqués pour l’utilisation d’une longueur conséquente, voire maximal. Il est par conséquent possible avec des petites longueurs d’obtenir un débit de 10 Gigabits avec un câble CAT 6 de 5 m de long. La raison est toujours la même, une longueur qui diminue fortement compense une section des conducteurs qui faiblit.

Différents type de blindage existent sur les câbles Ethernet, placés par ordre croissant d’efficacité :

  • UTP ou U/UTP ne possède aucun blindage, n’existe pas évidemment sur certaines catégories, en CAT7 par exemple
  • FTP ou F/UTP un écran global, une feuille aluminium, est placée autour de toutes les paires
  • STP ou U/FTP un écran, une feuille aluminium, est disposée au niveau de chaque paire
  • SFTP ou SF/UTP le câble dispose d’un double blindage, feuille alu et tresse de cuivre (qui peut être étamé)
  • SSTP ou S/FTP le top !, un écran, une tresse cuivre (étamé ou pas) sur le câble et sur chaque paire une feuille aluminium

VGA

Câble Vga ou Sub-d15

Utilisé pour connecter un écran en analogique, quasiment plus choisi de nos jours comme connexion permanente. Il a été remplacé par son homologue numérique DVI pendant un temps, remplacé ensuite par le display port et l’HDMI, bien entendu plus performant. Munie d’une fiche de la famille des D-sub (nommé aussi Sub-D), avec 15 contacts, d’où le nom D-sub15 (ou Sub-D15). Il est limité à la résolution QXGA (2048*1536), comme c’est un signal analogique, la longueur et la qualité du câble sont importantes.

Thunderbolt

Rallonge USB-C pour le Thunderbolt 3
Rallonge USB-C pour le Thunderbolt 3 – Crédit UGREEN

C’est une connexion très rapide et multi protocoles mis au point par Intel qui se veut « universel ». Elle permet d’utiliser la norme pci express, display port, HDMI, USB et supporte le branchement à chaud. Il y a le Thunderbolt 1 , 10 Gbit/s ,la versions 2 a 20 Gbit/s et enfin la 3 eme version à 40 Gbit/s. Sur la dernière version, c’est un connecteur USB du type C, support de la norme HDMI 2 et display port 1.2 et la puissance transportable passe à 100 Watts, c’est quand même énorme !.


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Jean-seb

Fondateur et rédacteur de Config-PC.tech, a travers ce site je souhaite partager mon savoir et ma longue expérience sur le matériels et services autour du monde informatique pour que vous puissiez mieux acheter et utiliser.
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